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Quitter WordPress sans perdre son référencement : la checklist

Pour quitter WordPress sans perdre vos positions : listez les URL, redirigez chacune en 301, gardez ce qui ramène des visites, surveillez 4 semaines.

Par · publié le · 5 min

On perd son référencement en quittant WordPress pour une seule raison : des adresses qui recevaient des visites se mettent à renvoyer une erreur 404. Google ne retrouve plus la page, il la retire de ses résultats, et les liens que d’autres sites faisaient vers vous ne mènent plus nulle part. La parade tient en une phrase : chaque ancienne URL utile doit rediriger en 301 vers la nouvelle page qui la remplace.

Voici la checklist que j’applique à chaque migration, dans l’ordre.

Pourquoi quitter WordPress, et pourquoi ça fait peur ?

WordPress fait tourner une grande partie du web, et il fonctionne. Mais pour un site vitrine, il demande des mises à jour régulières, des extensions qui se contredisent, un hébergement payant, et il reste une cible fréquente des pirates. Beaucoup de mes clients arrivent avec un site WordPress lent, fait il y a cinq ans, que personne n’ose toucher.

La peur est toujours la même : « si je change de site, je vais disparaître de Google ». Elle est justifiée quand la migration est faite sans méthode. Elle ne l’est pas quand on suit les étapes ci-dessous. Si vous hésitez encore sur la technologie de destination, commencez par Wix, WordPress ou site sur mesure.

Étape 1 : faire l’inventaire complet des URL

Avant de toucher à quoi que ce soit, il faut la liste de toutes les adresses de l’ancien site. Trois sources, à croiser :

  1. Le sitemap WordPress, en général à l’adresse /sitemap.xml ou /wp-sitemap.xml. Il liste les pages et articles publiés.
  2. Google Search Console, rapport Performances, onglet Pages, sur les 12 à 16 derniers mois. Il montre les adresses qui apparaissent réellement dans Google, y compris celles que vous aviez oubliées.
  3. Les pages qui reçoivent des liens d’autres sites, visibles dans Search Console, rubrique Liens.

Mettez tout dans un tableur : une ligne par URL, avec ses clics et ses impressions sur l’année.

Étape 2 : décider de ce qu’on garde, fusionne ou supprime

Chaque ligne du tableur reçoit une décision. Voici la grille que j’utilise :

Situation de l’ancienne pageDécisionRedirection
Reçoit des clics depuis Googleon la garde, même adresse si possible301 si l’adresse change
Reçoit des liens d’autres siteson la garde ou on la fusionne301 obligatoire
Doublon d’une autre pageon fusionne dans la meilleure301 vers la page gardée
Aucune visite, aucun lien, contenu datéon supprime301 vers la page parente la plus proche
Pages techniques WordPress (tags vides, archives par auteur, pièces jointes)on supprime301 vers l’accueil du blog ou la rubrique

La règle d’or : on ne laisse jamais une ancienne adresse utile finir en 404. Une redirection 301 dit à Google « cette page a déménagé définitivement ici », et il transfère ce qu’il savait de l’ancienne page vers la nouvelle.

Étape 3 : écrire le fichier de redirections

Sur un site statique hébergé chez Cloudflare, les redirections tiennent dans un simple fichier texte, une ligne par redirection : l’ancienne adresse, la nouvelle, et le code 301. Le plan gratuit en accepte 2 000, ce qui couvre largement un site vitrine avec son blog.

Deux pièges à éviter :

  • Les chaînes de redirections : A redirige vers B qui redirige vers C. Redirigez directement A vers C.
  • Tout rediriger vers l’accueil : c’est tentant et c’est une erreur. Google traite souvent une redirection vers une page sans rapport comme une page supprimée. Chaque ancienne page doit pointer vers la page qui répond au même besoin.

Étape 4 : reprendre ce qui compte pour Google sur chaque page gardée

Une page migrée doit conserver ce qui la faisait ressortir :

C’est aussi le moment de corriger ce que WordPress faisait mal. Dans mes analyses LP1 Score, je trouve régulièrement des pages d’accueil sans H1 et des sites sans aucune donnée structurée. Une migration bien faite corrige ces défauts au passage, et gagne souvent des positions au lieu d’en perdre.

Étape 5 : basculer, puis vérifier le jour même

Le jour de la mise en ligne :

  1. Testez une dizaine d’anciennes adresses à la main : chacune doit arriver sur la bonne nouvelle page.
  2. Envoyez le nouveau sitemap dans Search Console.
  3. Vérifiez que le fichier robots.txt n’interdit rien par erreur. Un « Disallow: / » oublié depuis l’environnement de test peut rendre tout le site invisible.
  4. Vérifiez que chaque page a une balise canonical qui pointe vers elle-même.

Étape 6 : surveiller pendant 4 semaines

Google explique qu’un déménagement de site peut provoquer des fluctuations temporaires. Une petite baisse de trafic pendant une à trois semaines n’a rien d’inquiétant. Ce qui doit alerter :

Signal dans Search ConsoleCe qu’il signifieAction
Hausse des pages « introuvables (404) »une redirection manqueajouter la ligne dans le fichier de redirections
Une page qui recevait des clics n’en reçoit plusredirection vers une page qui ne répond pas au même besoinrediriger vers une page plus proche, ou recréer le contenu
Pages « explorées, actuellement non indexées » en haussecontenu jugé trop faibleenrichir les pages concernées

Au bout de 4 semaines, si les courbes sont revenues au niveau d’avant ou au-dessus, la migration est terminée.

Combien coûte une migration faite par quelqu’un d’autre ?

Chez beaucoup de prestataires, la migration est facturée à part. Dans mon pack Site à 1 500 € HT, elle est comprise : inventaire des URL, redirections, reprise des contenus utiles, 20 landing pages, hébergement gratuit sur Cloudflare, livraison en 7 jours à réception des éléments.

Avant de décider quoi que ce soit, regardez où en est votre site WordPress actuel. Entrez son adresse dans le LP1 Score : vous aurez un score sur 100 en une minute, et je vous envoie mon analyse sous 24 heures, avec ce qui mérite d’être gardé.

Questions fréquentes

Combien de temps Google met-il à prendre en compte une migration ?
Quelques jours pour les pages importantes, quelques semaines pour l’ensemble du site. Google indique lui-même qu’un déménagement de site peut entraîner des fluctuations temporaires.
Faut-il garder les mêmes adresses de pages ?
Si elles sont propres et parlantes, oui, c’est le plus sûr. Si elles sont du type ?p=123, profitez de la migration pour les améliorer, avec une redirection 301 pour chacune.
Que faire des vieux articles de blog qui ne ramènent personne ?
Vérifiez d’abord dans Search Console qu’ils n’ont ni visites ni liens. Si c’est le cas, vous pouvez les supprimer ou les fusionner avec un article plus complet, en redirigeant l’ancienne adresse.

Sources

Paul Grevaud

Paul Grevaud

Ingénieur informatique, diplômé de l’INSA Lyon · 7 ans de sites et d’applications livrés

Fondateur de LandingPage1. J’écris à partir de sites que j’ai réellement construits et mesurés, pas de théorie.

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